ZOOM SUR.. Roy Of The Ravers

8 février 2017 par OuiLaTechno

Roy of the Ravers : quand l’acid vous laisse rêveur.

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Qui est Roy of the Ravers ? Cultivant l’anonymat, son image est accolée à un style graphique dans l’univers des comics et des jeux vidéos, mettant en scène un personnage footballeur : pas de doute,  Roy of the Ravers vient de Grande Bretagne. Ses apparitions en DJ Set se font rares, sans parler de ses prestations en live.

Mais Roy of the Ravers a un style, une touche unique qui permet de repérer rapidement ses productions. C’est notamment dû à l’usage de la TB-303 de Roland, mythique machine des années 80 qui a façonné les productions d’acid et d’acid-house. On vous propose donc de nous suivre à la découverte de la discographie du Roy of the Ravers : préparez vous à entrer dans un univers psychédélique et onirique : ou quand l’acid se pare de velours.

Premier EP en 2010 « 2010 Annuel EP » :

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«2010 Annual EP » permet de pénétrer l’univers de Roy of the Ravers : où l’acid s’entoure d’une mélodie qui nous fait doucement rêver. Son premier EP est très bon, j’ai particulièrement aimé Abstract Ibiza, un petit peu plus « punchy » que les autres : il respire le morceau old-school.

Mon autre coup de cœur est Acid House Decadance (Feat. Myoptik) qui clôture parfaitement ce premier EP, sorti exclusivement en digital sur le label The Centrifuge.

 

 

Ce label, qui accueillera les deux premiers LP de l’artiste, a tiré rideau en 2014, je vous invite très fortement à vous rendre sur la page Bandcamp de ce dernier, notamment pour retrouver les trois premières sorties de Roy of the Ravers, à prix libre ! https://thecentrifuge.bandcamp.com/music

Son premier album, « Green Irish Tweed LP », sorti en 2011 :

Jedi Flight  allie acid et synthé hypnotisant, un mélange indéniablement efficace : à l’image de l’album dans lequel on se laisse porter au fil des 16 morceaux.

Les mauvaises langues diront qu’on ne ressent pas un grand changement d’un morceau à l’autre : cette continuité fait pour moi la force de cet album mais aussi du travail de Roy of the Ravers en général. Mes coups de cœur sur ce LP : La Fée verte , Midi Racer  ou le très mélancolique Oriental XOX-press. Mention spéciale à Love in Black  qui est sans contestation mon titre préféré de l’album : on vous permet de l’écouter juste ici :

 

 

2ème LP : « 2012 Annual LP » :

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Toujours sur The Centrifuge. On laisse de côté l’aspect onirique pour embarquer, dès le premier morceau à une vitesse de croisière supérieure. Le morceau Breakbeat 7  devrait rapidement vous convaincre de bouger n’importe quelle partie de votre corps, tout comme mon morceau préféré : Super Strenth Pills !

On retrouve dans cet album un aspect 8 bits : il devient dès lors la BO parfaite pour une partie sur bornes d’arcades, à l’ancienne.

Moins planant mais plus groovy « 2012 Annual LP » est toujours marqué de l’empreinte du Roy of the Ravers et regorge de très bons titres (Twilight Zone par exemple), même si l’ensemble de l’album reste, selon moi, moins mémorable que son précédent LP.

 

 

 

Quand le succès est au rendez-vous : « 2 Late 4 Love » :

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S’en suivront 3 années de silence, sans sortie pour le Roy of the Ravers. En 2015, c’est sur un nouveau label (The Centrifuge ayant fermé) qu’il sort son 3ème album : « 2 Late 4 for Love » sur Acid Waxa, label basé à Newcastle. Cet album est celui du succès pour l’artiste, notamment avec son titre phare Emotinium.

C’est simple, cet album est selon moi la parfaite symbiose des deux précédents : il a réussi à garder le côté groove du second tout en étant aussi planant et rêveur que le premier. 2 Late 4 Love Pt.1 ouvre magistralement l’album. Emotinium est clairement le chef d’œuvre du Roy of the Ravers, il arrive à nous faire ressentir des sentiments à la simple écoute de son morceau.

 

On est bien, apaisé, et lorsqu’on ferme les yeux, on se laisse transporter et guider par les notes doucement acidulées : cette track nous offre 11 minutes de plénitude. Néanmoins, cet album ne se résume pas qu’à Emotinium. Les tracks 2 Late 4 Love Pt.2, Rave Time (Not A Crime Mix) sont très réussies, tout comme le très puissant Melchester Acid Pt.2.

L’album est tout d’abord sorti au format cassette mais son succès fut tel qu’il fut, et c’est la première fois pour le Roy of the Ravers, pressé en vinyle, dans une version EP édulcorée. Sorti en 2016, l’EP a gardé le même nom « 2 Late 4 Love » et ne contient que 4 tracks, les 4 meilleures de l’album selon moi. Il n’a été édité qu’à 303 copies (TB-303 forever) et a été très vite sold-out : tout comme le repress de décembre 2016 qui s’est écoulé en quelques jours.

 

Depuis la sortie de son troisième album, Roy of the Ravers a été plus actif, en sortant deux projets en 2016 : dont une participation au « Split Project » aux côtés de Cream Soda. Il y a produit deux morceaux Miami 303 et The Bomb. Plus sombres et percutants (surtout pour The Bomb), j’ai personnellement moins accroché à ce premier pas hors des sentiers battus.

Le second projet de 2016 aura été la sortie au format cassette (et digital) d’un live de 46 min : « Live at The Font », enregistré au club the même nom, à Leicester.

Dès le début, on retrouve un sample de la mythique intro de la marque de jeux vidéo « Sega ». Percutant et résolument rétro, ce live est une nouvelle facette du travail de Roy of the Ravers : celle d’un artiste capable de mettre le feu à un dancefloor, tout en racontant une histoire : celle de sa musique. Retrouvez ce live en écoute gratuite sur le bandcamp d’Acid Waxa :

     La progression du Roy of the Ravers est indéniable. Au fil des projets et du temps, il a bonifié tout ce qu’il avait déjà montré : son univers s’est affiné, ses compositions se sont de plus en plus distinguées les unes des autres, tout en gardant une idée directrice. Sa prestation live donne envie d’aller à sa rencontre et de le laisser nous porter au rythme de ses boucles d’acid, de fermer les yeux et de simplement ressentir la musique.

B.

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