RENCONTRE. NOMAZ, si mélodique et si puissant

30 avril 2017 par OuiLaTechno

NOMAZ

Le lendemain d’un live à Rennes, nous avons passé l’après-midi avec Guillaume, producteur et liveur sous le nom de NOMAZ.

L’occasion de vous présenter cet artiste talentueux dont la dernière sortie, un album nommé  Terra Incognita sur W8RD est un véritable coup de cœur.

N’hésitez pas à le choper ici, il regorge de pépites.

« L’orgue, c’est un synthé à l’ancienne »

Le chemin qui a conduit NOMAZ jusqu’à la techno est d’abord passé par cinq années de musique classique. D’orgue pour être précis. Quand on en discute avec lui, il ressort rapidement que jouer de l’orgue c’est « faire du synthé à l’ancienne ». Ce qui a marqué le producteur dans son utilisation de cet instrument, c’est sa force. « Quand tu joues de l’orgue, qui plus est dans une église, il y a une puissance qui est maximale » explique-t-il. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’on retrouve cette puissance dans les productions de NOMAZ. Dans son dernier album ou dans ses précédentes productions, on retrouve un kick pas piqué des hannetons, qui donne une énergie folle au morceau. Même si le kick est important, ce n’est pas ce que souhaite faire ressortir en premier le producteur.

« À chaque morceau, j’essaye de créer une mini-histoire »

Si le qualificatif de « puissant » convient tout à fait à NOMAZ pour définir son style, il l’accole avec un autre : « mélodique ». « Cet aspect de recherche de la mélodie, je le dois au fait d’avoir joué de l’orgue » explique-t-il. Il est vrai qu’à l’écoute de ses morceaux, il y a une touche, une patte NOMAZ, qui se retrouve dans une mélodie souvent entêtante et toujours efficace. La preuve avec l’excellent Friday.

« Le problème des sons techno, c’est qu’ils ont tendance à être trop redondants » détaille le producteur. « À chaque morceau, j’essaye de créer une mini-histoire de cinq minutes ». Et ça marche. S’il a un style, NOMAZ ne cesse d’innover au sein de chaque morceau. On reconnaît son univers, on reconnaît le son des machines mais on doit bien admettre qu’il fourmille d’idées pour nous faire danser. « Même si je ne suis pas toujours très inventif sur la construction rythmique, je pense l’être au niveau de la mélodie ».

Un live pour user ses semelles

Pour l’avoir vu à l’œuvre, le live de NOMAZ est particulièrement efficace. Entièrement réalisé à l’aide de machines analogiques, il ne pourra vous laisser de marbre. Terriblement entraînant tout en tapant comme il faut, on vous le conseille vivement. « Il y a toujours une part d’improvisation en live, mais je vais l’augmenter en achetant un synthé modulaire » confie le producteur. S’il produit depuis 2014, il avait déjà un peu touché à la création musicale quelques années auparavant. « Après je me suis mis à pas mal geeker. Et un jour je me suis dis que je ferai mieux de mettre à profit ces heures pour créer des choses plutôt que de jouer. »

« Si on me dit go, je fonce »

Depuis, Guillaume n’a pas lâché la création. Chaque semaine il compose sans cesse, des morceaux qu’il joue parfois dans ses lives. « Je passe énormément de temps à créer, à expérimenter. J’ai un tas d’unrealesed que je kiffe. Si un label me dit « Go », je fonce, j’ai de quoi sortir de bons morceaux. » Sa prochaine sortie ? Il n’en sait rien. Mais il a lancé son propre label : W8RD. Il est accompagné sur le projet de l’artiste Rnkic qui réalise les clips et s’occupe de la partie graphique du label. Un projet qu’on vous conseille de suivre de près. Pour notre part, on a eu un coup de cœur pour EKLPX, une Parisienne qui ne fait pas dans la dentelle.

B.

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