La Spring d’Astropolis : quand la techno prend possession du château

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28 mai 2017 par OuiLaTechno

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La cour du château de Keriolet

Un château du XIXème dans le Finistère, un line-up secret, une soirée organisée par Astropolis et un public de passionnés : nous étions à la Spring. Et on en a pris plein les yeux et les oreilles. On vous raconte ça.

 

Notre covoiturage a 1h de retard. Mais dès son arrivée, on entend les basses résonner. Pas de doute, eux aussi vont à la Spring. On les recroisera dans la soirée, mais pas sûr qu’ils se souviennent de ce moment. Bisous à vous en tout cas, vous étiez sympa.

La Spring d’Astropolis c’est un peu un microcosme, une communauté de passionnés qui se retrouvent chaque année à Concarneau (Finistère), dans le château de Keriolet. Là où tout a commencé.

Un lieu historique de la musique électronique

La première édition du festival Astropolis remonte à 1995. Une rave illégalement organisée dans un champ finistérien. Face à la répression de l’époque, Astropolis fait le choix de l’officialisation de ses événements. En 1997 (et jusqu’en 2000), le festival débarque au château de Keriolet (à côté de Concarneau) avec un line-up absolument monumental : Jeff Mills, Laurent Garnier, Richie Hawtin ou encore Scan 7 feront taper du pied des milliers de personnes.

Mais avec de telles soirées, Astropolis commence à manquer de place pour accueillir les fêtards. Le festival choisi alors en 2001 de déménager au Manoir de Keroual (près de Brest), et continue depuis à enchanter les nuits du premier week-end de juillet.

En 2007, les organisateurs souhaitent relancer les soirées à Keriolet : un retour aux sources afin de perpétuer cette idée de la fête bien loin des clubs surchargés. La formule reste fidèle aux premières éditions : une soirée limitée à 1 500 personnes, pas de places en vente sur internet, un line-up secret et un mapping exceptionnel, le tout dans un cadre unique. Et cette année, la magie a continué d’opérer.

Prends en plein les yeux

Il est environ 23h quand nous pénétrons dans l’enceinte du château. Malgré le hausse du prix du billet (44€ tout de même), l’événement est sold-out. On préfère donc entrer assez tôt pour en profiter un maximum. Dès les premiers pas, on voit le château au loin, les premières basses résonnent : on a vraiment hâte.

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En faisant la queue, on nous révèle le line-up : il mélange découvertes et artistes reconnus : à l’image de K-Hand, une DJ originaire de Détroit, déjà dans le game alors qu’on écoutait encore du Henri Dès.

On vous en reparlera un peu plus bas.

La cour n’est pas encore très remplie mais la foule est déjà très motivée : le set de MPX prend fin sous les applaudissements : au tour du Sonic Crew, un nom qui vous parle forcément si vous êtes habitués d’Astropolis. La nuit est maintenant complètement tombée, ce qui nous laisse admirer la beauté du mapping, réalisé par Relief.

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Il est temps de faire un petit tour dans la crypte. Cette année, il n’y a pas de hardcore (si vous ne l’aviez pas vu, on vous conseille ce documentaire sur l’édition 2016, un docu consacré à Manu Le Malin).

Les clés de la crypte (la deuxième scène) ont été confiées aux Nantais de La Station Rose, avec leur concept de « clubing-caravaning ». Le lieu est superbe mais il commence à faire chaud là-dedans : partout, la température est en train de monter.

Un petit tour par l’espace chill (vos transats étaient au top les gars), une petite pinte et on repart : il est une heure, c’est l’heure de Spencer Parker.

Et prends en plein les oreilles

Mélangeant techno et house, Spencer Parker impose son groove : la cour est désormais pleine, elle ne désemplira plus. Après un set maîtrisé, place au live de Kmyle. Signé sur Skryptöm (le label d’Electric Rescue), le Toulousain fait le taf, avec une techno sublimée par le décor. On bascule définitivement dans la techno, les basses se font de plus en plus puissantes.

Puis c’est au tour de K-Hand. La Dj originaire de Détroit va mettre tout le monde d’accord dès les premières secondes de son set. Elle balance une ligne de basse absolument dévastatrice. Ça tape sec et la foule devient folle. K-Hand c’est mon coup de cœur de cette soirée : le genre de DJ qui est capable de passer de la techno au funk sans que personne ne trouve rien à redire. Un set impeccable qui prépare de la meilleure des façons le live de Vince Watson. Le seul reproche que je peux faire sur son set ? Il a été trop court. Une heure passée à toute vitesse, qui laisse place à Steeve Bug alors que le soleil se lève.

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Le site révèle alors sa beauté naturelle. On découvre le visage, fatigué, de nos compagnons de soirée. Parlons de ces derniers justement. La moyenne d’âge est plus élevée que dans les autres événements techno : un peu moins de la trentaine environ. Et c’est ça qui est bon. Pendant une même soirée cohabitent des kids qui, comme nous, n’ont pas connu la grande époque des raves des années 90. Ils dansent à côté de ceux qui sont là depuis la première heure. « C’est mon 20ème Astropolis, c’est le rendez-vous annuel avec la bande de pote » me confie cet homme qui doit avoir la quarantaine.

La Spring c’est un moment hors du temps. Un moment de communion entre passionnés, avec un line-up pointu et de qualité, le tout dans un cadre exceptionnel, magnifié par un superbe travail de mapping.

Merci pour tout et rendez-vous l’année prochaine.

B.

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