Le premier pèlerinage berlinois

16 juillet 2017 par OuiLaTechno

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La Porte de Brandebourg, symbole berlinois par excellence.

Il y a de cela deux semaines, nous sommes partis à Berlin pendant quelques jours. L’occasion d’une première découverte de cette ville qui nous fait tant rêver en tant qu’amateurs de techno.

On vous raconte ce périple, entre techno, bières, disquaires et bien d’autres.

Berlin ou Astropolis, il fallait choisir ..

En tant que bons jeunes qui se respectent, nous avons organisés nos vacances à l’arrache. On a donc réservé au seul moment qui était disponible et à un tarif qui nous permettent de vivre sans devoir manger du sable en rentrant chez nous.

Bref ça voulait dire qu’on ne pourrait pas aller au manoir de Kéroual, à Astropolis. Crève-cœur.

Pour se consoler, on passe au LC Club à Nantes avant le départ. Amélie Lens, la DJ belge qui connaît une ascension fulgurante allait mixer avec un autre gros nom de la techno : Gary Beck. Comme on pouvait s’y attendre, ça a tabassé sec : techno minimal et ses énormes bass. Une bonne soirée mais qui ne sera pas non plus mémorable, on ressentait parfois quelques longueurs. Mais pas le temps de niaiser, c’est l’heure du départ.

Face aux physio allemand(e)s

On arrive à Berlin en fin d’après-midi, on se pose vite fait au Airbnb (situé vers la station Karlshorst pour les connaisseurs). Il est un peu loin du centre mais à Berlin les transports en commun c’est pas n’importe quoi. On peut rentrer à n’importe quelle heure de la nuit (même si le ticket est à 2,80 € ).

Première nuit pépère, on a la soirée au LC dans les jambes. On apprécie quand même le prix de la pinte : entre 3,50 et 4€. Donc on ne se fait pas prier.

Le lendemain on explore Berlin Est et ses recoins incroyables. On fait aussi plus classique avec une visite au disquaire Hard wax.

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Le Hard Wax (crédit photo : Leonora Giovanazzi)

Parfois qualifié de « touristique », il n’en reste pas moins cool. Il est situé au troisième étage d’un petit immeuble avec des escaliers recouverts de stickers et de tags. La sélection est importante, presque tous les labels qu’on aime sont présents. L’espace d’écoute est agréable, le staff sympa même si pas trop disponible pour passer du temps à te conseiller (bon en même temps on est à Berlin). Par contre, impossible de trouver des disques à moins de 7-8 €.

Arrive bientôt l’heure de choisir quel club on allait écumer. On opte pour le Trésor, un des clubs mythiques de la ville. C’est d’ailleurs le premier à avoir ouvert à Berlin. Même s’il est bien plus simple d’accès que le Berghain, il n’en reste pas moins sélectif. Les gens sont assez nombreux à se faire recaler devant nous. Et il faut le dire, la physio et les vigiles derrière sont charismatiques, avec leurs tatouages et leurs tenues noires. C’est notre tour, je lâche la seule phrase en allemand que j’ai apprise pour le voyage : « Wir sind zwei » (nous sommes deux). Et ça passe.

Une fois à l’intérieur on découvre l’antre. Pas possible de faire de photos, ce qui rend le truc bien plus vivant pour tout le monde. Il faut le dire, c’était plutôt rempli de touristes. Mais bon, on en est aussi après tout. Alors ce n’est peut-être pas (ou plus) l’expérience berlinoise véritable mais c’est, je pense, un endroit où il faut aller au moins une fois. Le lieu a du cachet, le système son est parfait, la fumée, les lasers et les stroboscopes au rendez-vous. Et les DJ à l’affiche étaient très bons, dans cette soirée « House of Waxx », synonyme de découvertes. Au moment où j’écris ça j’ai le souvenir d’un son passé à la soirée qui resurgit. Je considère ça comme un signe donc le voici : « The AmazingQu’est ce que vous voulez ». Très bon délire.

La soirée passe très vite et il est temps de rentrer. D’autant que le lendemain on remet ça.

Un beau line-up au Suicide Circus

Le réveil est tardif mais l’envie est là. On continue nos visites et on fait un stop par le Space Hall, un autre disquaire. Énorme coup de cœur. C’est un temple de la musique électronique et notamment de la techno. Le nombre de bacs est vraiment impressionnant, il y a de tout et du très bon. L’ambiance est détente dans la grande salle du fond avec un mec aux platines et le gérant qui fume ses clopes, posé. Prévoyez bien plusieurs heures si vous voulez explorer à fond, on s’y enterre très vite.

Quelques pintes, un bon repas et on est partis en direction du Suicide Circus. Un club avec deux salles : indoor et open-air. Un jolie line-up nous est proposé avec en têtes d’affiches l’Allemand Martin Eyerer et le Britannique Funk D’Void. Le club est vraiment cool lui aussi, assez classique à l’intérieur mais très bon. L’extérieur est un vrai plus, car comme partout il fait chaud. Et comme au Trésor, les prix au bar sont très corrects : on paye une pinte autour de 5 €, les shooters à 2 €. C’est ce qui est agréable à Berlin, comparé à Paris ou même à la plupart des clubs en France (7 € le demi, vraiment les gars ?).

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L’entrée du Suicide Circus

Bref la soirée passe très rapidement également. Nous et nos camarades clubeurs quittons les lieux et connaissons le sentiment jouissif de rentrer dormir alors que d’autres vont travailler. Le début d’une nuit et la fin d’un voyage.

Et oui pas de Berghain. Il n’était pas ouvert lorsqu’on était sur place. Ce qui ne nous a pas empêché de passer un moment génial. Et puis, nous n’avons pas la prétention de dire que nous serions rentrés. On a quand même été y faire un tour avant de rentrer chez nous. Premier pèlerinage oblige.

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B.

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