Rencontre. Diggers de Schengen, notre Routard communautaire

2 août 2017 par OuiLaTechno

17883776_1859263230981455_2492871055845390165_n

La techno et la house se vivent n’importe où, n’importe quand et avec n’importe qui. Mais ce n’est pas toujours évident de connaître les bonnes adresses lorsqu’on se trouve à l’étranger. C’est pour nous permettre de vivre la meilleure expérience partout en Europe que la communauté des Diggers de Schengen est née.

Rencontre avec Clément et Nabi, les deux fondateurs.

 

« Embellir le voyage des autres »

« L’idée nous est venu quand je suis parti voyager en Grèce explique Nabi. On s’est rendus compte qu’il y avait une demande importante pour connaître les bonnes adresses à l’étranger mais qu’il n’y avait pas de groupe spécifique à cela. »

Quelques mois plus tard, le 7 juin, le groupe Diggers de Schengen voit le jour. À sa tête, Clément et Nabi. Ils se connaissent depuis deux ans mais ne se sont jamais rencontrés. Une « rencontre Facebook » grâce à la techno et avec un maître-mot : le partage. Cela se transcrit d’ailleurs dans leur projet.

« Le but des Diggers de Schengen est d’utiliser le vécu de tous les voyageurs pour se faire un répertoire et permettre une meilleure expérience. On souhaite embellir le voyage de tout le monde » détaille Clément.

Loin du commercial, proche du local

Et ça marche. La communauté compte plus de 400 membres en quelques semaines, les posts sont nombreux, souvent très détaillés et accompagnés de photos et vidéos. Bars, boîtes, festivals, disquaires, associations : tous les lieux et acteurs qui font la techno et la house dans une ville sont décrits selon un système de notation sur cinq étoiles. L’utilisation de hashtags permet de s’y retrouver facilement.

18222289_1870244369883341_6046071847955259644_n.png

« Sur Resident Advisor, ce sont les boîtes qui viennent faire leur pub. Sur Diggers de Schengen ce sont les gens qui partagent leur expérience, c’est là toute la différence » fait remarquer Clément. « Puis sur RA la plupart des soirées indiquées sont très connues et touristiques. Les meilleures soirées que j’ai passé à l’étranger, c’est grâce au bouche à oreille ou aux conseils de locaux ! » rebondit Nabi. « Et on a choisi le nom de « diggers » donc notre but est de chiner les endroits, de découvrir des choses différentes ! » ajoute Clément.

Un tableau répertorie également la liste des différents lieux conseillés par les Diggers.  « Le plus dur c’est de créer une interaction avec les gens sur place, d’animer la communauté. Mais à terme l’objectif est que cette communauté devienne autonome » expliquent les deux amis.

« On veut enlever l’apriori du touriste »

On le voit, les communautés de passionnés sont de plus en plus nombreuses via les réseaux sociaux. Que ce soit les Chineurs, Pas-Weather Music Festival, Techno Flex et Détente ou Diggers de Schengen. « Les gens ont besoin de ce partage, c’est l’essence même de la musique. » commente Clément. « La techno et la house, c’est un moyen de se rapprocher, peu importe où l’on vit poursuit Nabi. Il faut aussi arrêter avec ce que j’appelle « l’apriori du touriste » : ce n’est pas car on est Français qu’il faut se cantonner aux clubs français, au contraire. Aujourd’hui on peut circuler facilement en Europe, il faut en profiter. Et la musique est un langage qui connecte le monde : pas besoin de parler, danser et sourire suffisent »

Rendez-vous sur le groupe ou sur la page Facebook.

B.

%d blogueurs aiment cette page :